10/04/2017
Rimbaud expliqué

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RIMBAUD : Soleil et chair (Mai 1870)




Vénus (anadyomène)

Poème Soleil et chair
"Soleil et chair" est le 4ème poème du Cahier de Douai.

I Le Soleil , le foyer de tendresse et de vie,
Verse l'amour brûlant à la terre ravie,
Et, quand on est couché sur la vallée, on sent
Que la terre est nubile et déborde de sang ;
Que son immense sein, soulevé par une âme,
Est d'amour comme Dieu, de chair comme la femme,
Et qu'il renferme, gros de sève et de rayons,
Le grand fourmillement de tous les embryons !

Et tout croît, et tout monte !

      - 0 Vénus, ô déesse!
Je regrette les temps de l'antique jeunesse,
Des satyres lascifs, des faunes animaux,
Dieux qui mordaient d'amour l'écorce des rameaux
Et dans les nénuphars baisaient la Nymphe blonde!
Je regrette les temps où la sève du monde,
L'eau du fleuve, le sang rose des arbres verts
Dans les veines de Pan mettaient un univers!
Où le sol palpitait, vert, sous ses pieds de chèvre;
Où, baisant mollement le clair syrinx, sa lèvre
Modulait sous le ciel le grand hymne d'amour ;
Où, debout sur la plaine, il entendait autour
Répondre à son appel la Nature vivante ;
Où les arbres muets, berçant l'oiseau qui chante,
La terre, berçant l'homme, et tout l'Océan bleu
Et tous les animaux, aimaient, aimaient en Dieu!

Je regrette les temps de la grande Cybèle
Qu'on disait parcourir, gigantesquement belle,
Sur un grand char d'airain, les splendides cités ;
Son double sein versait dans les immensités
Le pur ruissellement de la vie infinie,
L'Homme suçait, heureux, sa mamelle bénie,
Comme un petit enfant, jouant sur ses genoux.
- Parce qu'il était fort, l'Homme était chaste et doux.

Misère ! Maintenant il dit : je sais les choses,
Et va, les yeux fermés et les oreilles closes.
-Et pourtant, plus de dieux ! plus de dieux ! l'Homme est Roi,
L'Homme est Dieu ! Mais l'Amour, voilà la grande Foi!
Oh, si l'homme puisait encore à ta mamelle,
Grande mère des dieux et des hommes, Cybèle ;
S'il n'avait pas laissé l'immortelle Astarté
Qui jadis, émergeant dans l'immense clarté
Des flots bleus, fleur de chair que la vague parfume,
Montra son nombril rose où vint neiger l'écume,
Et fit chanter, Déesse aux grands yeux noirs vainqueurs,
Le rossignol aux bois et l'amour dans les curs !

II
Je crois en toi ! je crois en toi ! Divine mère,
Aphrodité marine ! - Oh ! la route est amère,
Depuis que l'autre dieu nous attelle à sa croix ;
Chair, marbre, fleur, Vénus, c'est en toi que je crois!
- Oui, l'Homme est triste et laid, triste sous le ciel vaste.
Il a des vêtements, parce qu'il n'est plus chaste,
Parce qu'il a sali son fier buste de dieu,
Et qu'il a rabougri, comme une idole au feu,
Son corps olympien aux servitudes sales !
Oui, même après la mort, dans les squelettes pâles
Il veut vivre, insultant la première beauté!
- Et l'idole où tu mis tant de virginité,
Où tu divinisas notre argile, la Femme,
Afin que l'Homme pût éclairer sa pauvre âme
Et monter lentement, dans un immense amour,
De la prison terrestre à la beauté du jour,
La Femme ne sait plus même être Courtisane!
- C'est une bonne farce ! Et le monde ricane
Au nom doux et sacré de la grande Vénus!

III
Si les temps revenaient, les temps qui sont venus!
- Car l'Homme a fini, l'Homme a joué tous les rôles!
Au grand jour, fatigué de briser des idoles,
Il ressuscitera, libre de tous ses Dieux,
Et, comme il est du ciel, il scrutera les cieux!
L'idéal, la pensée invincible, éternelle,
Tout le dieu qui vit, sous son argile charnelle,
Montera, montera, brûlera sous son front!
Et quand tu le verras sonder tout l'horizon,
Contempteur des vieux jougs, libre de toute crainte,
Tu viendras lui donner la rédemption sainte!
Splendide, radieuse, au sein des grandes mers
Tu surgiras, jetant sur le vaste Univers
L'Amour infini dans un infini sourire!
Le Monde vibrera comme une immense lyre
Dans le frémissement d'un immense baiser !

-Le Monde a soif d'amour : tu viendras l'apaiser.

IV
O! splendeur de la chair! ô splendeur idéale!
0 renouveau d'amour, aurore triomphale
Où, courbant à leurs pieds les Dieux et les Héros,
Kallypige la blanche et le petit Éros
Effleureront, couverts de la neige des roses,
Les femmes et les fleurs sous leurs beaux pieds écloses!
- Ô grande Ariadné, qui jettes tes sanglots
Sur la rive, en voyant fuir là-bas sur les flots,
Blanche sous le soleil, la voile de Thésée,
0 douce vierge enfant qu'une nuit a brisée,
Tais-toi ! Sur son char d'or bordé de noirs raisins,
Lysios, promené dans les champs Phrygiens
Par les tigres lascifs et les panthères rousses,
Le long des fleuves bleus rougit les sombres mousses.
- Zeus, taureau, sur son cou berce comme une enfant
Le corps nu d'Europé, qui jette son bras blanc
Au cou nerveux du dieu frissonnant dans la vague.
Il tourne lentement vers elle son il vague ;
Elle, laisse traîner sa pâle joue en fleur
Au front de Zeus; ses yeux sont fermés; elle meurt
Dans un divin baiser, et le flot qui murmure
De son écume d'or fleurit sa chevelure.
- Entre le laurier rose et le lotus jaseur,
Glisse amoureusement le grand Cygne rêveur,
Embrassant la Léda des blancheurs de son aile;
Et, tandis que Cypris passe, étrangement belle,
Et, cambrant les rondeurs splendides de ses reins,
Étale fièrement l'or de ses larges seins
Et son ventre neigeux brodé de mousse noire,
- Héraclès le Dompteur, qui, comme d'une gloire,
Fort, ceint son vaste corps de la peau du lion,
S'avance, front terrible et doux, à l'horizon.

Par la lune d'été vaguement éclairée,
Debout, nue, et rêvant dans sa pâleur dorée
Que tache le flot lourd de ses longs cheveux bleus,
La Dryade regarde au ciel silencieux...
Dans la clairière sombre, où la mousse s'étoile,
- La blanche Séléné laisse flotter son voile,
Craintive, sur les pieds du bel Endymion,
Et lui jette un baiser dans un pâle rayon...
- La Source pleure au loin dans une longue extase...
C'est la Nymphe qui rêve, un coude sur son vase,
Au beau jeune homme blanc que son onde a pressé.
- Une brise d'amour dans la nuit a passé,
Et, dans les bois sacrés, dans l'horreur des grands arbres,
Majestueusement debout, les sombres Marbres,
Les dieux, au front desquels le Bouvreuil fait son nid,
- Les dieux écoutent l'Homme et le Monde infini.
Mai 1870

Plan
1-Le retour à la mythologie
2-Une critique de "La nature" de Lucrèce
3-L'amour dans les coeurs
4-Rimbaud sous les meilleurs auspices

Commentaire rédigé
C'est par La poste que le 24 Mai 1870, le jeune Arthur Rimbaud, 16 ans, élève de Rhétorique, équivalent de la classe de 1ère au lycée de Charleville (Ardennes), adresse ce poème au parnassien Théodore de Banville afin de le publier dans le "Parnasse contemporain", passage obligé de tout jeune poète qui rêve dans la France littéraire de 1870, de publication et de gloire. Le titre initial du poème était Credo in unam, littéralement : "je crois en une seule", sous entendue déesse, forme détournée du credo catholique "Credo in unum deum (je crois en un seul dieu)" ou Rimbaud pactise avec la poésie à la mode, en courtise les instances et en flatte les valeurs de beauté, d'éternité et d'idéalité, ne reculant devant aucun des lieux communs de la poésie esthétique du Parnasse, la mythologie, l'idéalisation des valeurs et la sublimation de la sexualité et de la féminité "déifiée" sous les traits de Vénus, déesse nue surgissant de la mer. "Soleil et chair" est une version corrigée et plus courte du "Credo in unam". C'est un éloge du paganisme, religion païenne avec de nombreuses idoles, une forme primitive du sentiment religieux. Rimbaud qui a lu tous les romantiques et Baudelaire reprend le thème de la nature des "correspondances", "un temple où de vivants piliers laissent parfois sortir de confuses paroles". Si chez Baudelaire la nature a l'apparence d'un temple, chez Rimbaud elle a celle de la femme la plus belle, création divine sortie de la mer, Venus, qui plus tard émergera d'une vieille baignoire, un ulcère à l'anus. C'est un poème de l'hésitation, Rimbaud en changera même le titre en "Soleil et chair, il manque sans trop savoir pourquoi des phrases entières de la première copie remplacées par des points de suspension. Soleil et Chair se veut théorie d'un retour possible à un monde idyllique.
1 Le retour à la mythologie
Ecrit comme une symphonie, en quatre mouvements précédés de chiffres romains I à IV, le poème se veut un retour à ce qu'on nomme la mythologie avec plusieurs dieux immortels qui n'est pas une religion avec un seul Dieu et une morale du bien. L'homme préhistorique vivait dans l'angoisse, il avait peur des phénomènes naturels, la foudre, les éruptions, les tremblements de terre. Pour le rassurer on inventa les dieux et ce qu'il redoutait n'était que la colère des dieux. Les dieux forme une grande famille issue de l'alliance d'Ouranos (Le ciel, le soleil) et de Gaia (La terre). Mais ces dieux ne se bornent pas à surveiller de haut la race humaine mais descendent sur terre, déguisés pour séduire des mortelles, c'est l'amour d'où ce titre de Soleil et chair, le ciel et terre, le dieu qui féconde sous les traits d'un cygne, les mortelles comme Leda. Les lectures d'Homère ou d'Horace et de tous les penseurs grecs n'a pas de secret pour ce jeune poète, elles font partie du cursus scolaire de l'époque. Rimbaud regrette cette vie au temps de la Grèce antique, des spartiates, des femmes ou des hommes vivant nus ou quasiment nus été comme hiver pour endurcir leur cors, faisant des exercices dans le palestre (sorte de gymnase), aimant sa famille "Parce qu'il était fort, l'homme était chaste et doux", ou passant leur temps à jouer ou à se divertir dans des banquets où l'on joue de la cithare, de la lyre. Les dieux grecs sont partout, à tous les carrefours d'Athènes, sur terre, dans les eaux, Zeus envoie la foudre, Venus-Aphrodite la passion amoureuse, on les questionne pour l'avenir, on attend leurs signes, les présages. Pour conjurer le sort on remercie les dieux par des offrandes, des sacrifices de moutons ou de chèvre. C'est un paysage peuplé de nymphes qui règnent sur les eaux, les forets et les bois. Rimbaud nous donne de cette époque la vision d'une nature heureuse ou tout est amour, les nénuphars embrassent les nymphes, le sol palpite sous le pied des chèvres, la flûte, le syrinx simple morceau de bois émet un son d'amour, les arbres bercent les oiseaux. Le ton du poète devient lyrique devant l'immense harmonie et beauté de la nature, avec de nombreuses exclamations "Ô Vénus, ô déesse", "Ô splendeur de la chair", "Ô renouveau d'amour", le ciel chante, le bois chante, le fleuve murmure, la nature chante, l'homme chante l'amour. C'était le temps où "l'enfant suçait, heureux, sa mamelle bénie".
2-Une critique de "La nature" de Lucrèce
Lucrèce essayait d'affranchir les hommes de la peur des dieux et de la mort en invoquant dans une sorte de prière une Venus génitrice et voluptueuse, connaissance, lumière, vérité renaissance, l'image d'une nature qui loin de craindre les dieux s'épanouit à leur contact car la vérité et l'apaisement ne peuvent naître que d'une compréhension juste de l'univers. Ce sont les philosophes, dont Lucrèce qui les premiers s'insurgèrent contre les dieux devenus des moyens d'action entre les mains d'intrigants politiques, multipliant les divinités les plus malfaisantes. Les prétendues puissances célestes n'étaient que des inventions de l'ignorance et de la peur qui préparaient les citoyens au joug. "L'Homme releva sa tête libre et fière !", est une révolte de philosophe pour faire "palpiter le dieu dans l'autel". Le livre premier de La nature de Lucrèce reprend la même exclamation à Venus, "O Mère d'Enée et de sa race, bienfaisante Venus..sous tes pas la terre industrieuse étend ses doux tapis de fleurs, les flots de la mer te sourient, et toi, dans le ciel apaisé se répand et resplendit la lumière". A travers Memmius comblé de tous ses dons, Lucrèce se lance dans une explication de l'univers, matière et vide, sur la foudre, la pluie. Le texte fourmille de points d'interrogation comme la suite de question que se pose Rimbaud, "Si l'on montait toujours, que verrait-on là haut", "D'où vient-il ? Sombre-til ?". Mais notre poète, encore jeune n'a pas appris la philosophie et conclue rapidement que nous ne pouvons savoir et trouver des réponses à nos questions. Pour Lucrèce, la terre n'est que matière privée de sentiments mais elle produit de mille manières une multitude de corps à la lumière du soleil, nous éloignant de Baudelaire et de ses "Correspondances" dans laquelle "La nature est un temple ou de vivants piliers disent de confuses paroles". Avec la mythologie, tout s'explique par un dieu, les mystères sont morts, il n'y en a pas, la nature chante, l'homme est heureux au milieu de la nature
3 L'amour dans les cœurs
Les principes de "liberté, égalité, fraternité" ont bien été gravés dans le marbre en 1848 au fronton de la République, mais la fraternité, la solidarité, l'amour entre les êtres humains est loin d'être une réalité et se pose la question du comment faire revenir "l'amour dans les cœurs" comme "le chant du rossignol dans les bois". Le poète en appelle comme les grecs aux divinités et en premier à la mère des dieux Cybèle et prône le retour de celle qui symbolise l'amour, Aphodite-Astarté qui jadis émergea de la mer, nombril au vent. Comment rester indifférent devant la splendeur de ces formes nues, les ventres neigeux, les cambrures des reins, la rondeur des seins, à peine dissimulés par des voiles de mousse complices ? Les grecs malgré leur rivalités incessantes se sont toujours unis contre un danger et constituent le meilleur exemple de fraternité. Pour les grecs, la famille est sacrée, les spartiates sont des guerriers, forts mais ils sont doux, prévenant avec les enfants, les vieillards "parce qu'il était fort, l'homme était chaste et doux", la relation de causalité est cependant très contestable.
4-Rimbaud sous les meilleurs auspices.
La mythologie est en poésie un réservoirs d'images du merveilleux dont les parnassiens puiseront abondamment. Rien d'étonnant à ce que notre jeune poète qui veut séduire le maître du mouvement, Banville ne ponctue son texte de lyres, de cithares, de muses, de nymphes, de figures divines Aphrodite-Kallipige, Éros, Ariadné, Thésée, puis Lysios-Dionysos, Zeus, Europe puis Zeus, Léda, Héraclès, Séléné et enfin Endymion. C'est un défilé de personnages symbolisant la force, la beauté et l'amour, Eros le dieu de l'amour qui unit les animaux, les végétaux et les hommes, Kallipige la déesse de la beauté, Héraclès, le dieu de la force qui soumet les animaux sauvages, ours, loups, qui terrorisent les grecs, Séléné la déesse de la lune, des cycles de la nature, Endymion le berger aimé de Séléné, tous ces divinités complémentaires participent à une sorte d'affinité universelle bienfaisante. Amour naissant, renouveau d'amour, l'aurore de l'amour triomphe de tout, Ariane-Ariadné abandonnée par Thésée sur l'île de Naxos est consolée par Bacchus qui en tombe amoureux. Tais-toi ! "carpe diem", c'est une invitation épicurienneà taire son désespoir amoureux et profiter des plaisirs charnels qui s'offrent à elle. La destinée de l'humanité à travers ces récits mythologiques glorieux se veut apaisante, "N'ayez pas peur" semble-t-elle nous dire", les dieux sont là pour nous protéger s'opposant à ceux qui pensent que seule la science peut leur apporter une solution aux problèmes philosophiques. Sachons écouter les auspices, comme le faisaient les grecs dans le murmure du fleuve, le chant des bois. L'amour de Rimbaud pour la nature dont il disait comparable à celui d'un homme pour une femme est un amour platonique dans une sexualité sublimée à travers une nature féminisée et déifiée et la mythologie lui fournit la matière de son exposé, la chair est une chair de marbre, belle, éternelle, idéale et il multiplie les exemples de divinités nues sculptées dans le marbre, Aphrodite, Kallipyge, Venus, Leda, Cypris, Astarte, Cybèle. On notera toute l'ironie dans l'attitude lascive, sensuelle, des tigres qui tirent le char de Lysios et l'apologie de la nudité lorsqu'il regrette ce temps ou les hommes ne portaient pas de vêtements, puis la critique à peine voilée de la religion qui avec "l'autre dieu qui nous attelle à sa croix" est accusée de réprimer les plaisirs du corps au profil d'une morale sévère. Le meilleur exemple de l'union de dieu et de la nature nous est donnée par l'image du bouvreuil qui fait son nid au sommet de la statue et y dépose sa descendance comme une offrande. Les dieux écoutent l'homme a la même connotation harmonique.
Conclusion
"Soleil et chair" est une poésie de la séduction adressé au maître du Parnasse Banville. Rimbaud utilise toute la force de les séduction des images et des récits de la mythologie, pour faire passer un message de fraternité entre les hommes en nous invitant à écouter la nature et à en retirer des leçons.

Vocabulaire
Zeus : Dieu souverain avec pour symbole l'aigle et la foudre.
Héracles : (Hercule latin) d'une grande force soumet le monde sauvage autre peur des habitants.
Venus anadyomene : Littéralement Vénus émergeant, sortant de l'eau, seule déesse représentée nue. Aphrodite : Étymologiquement veut dire sortir de l'écume de la mer.
Lascif : porté à la volupté, à la luxure, qui exprime la sensualité, le désir.
Profane : qui n'est pas initié à une religion à mystères, qui n'a pas un caractère religieux.
Mythologie : ensemble de récits légendaires transmis qui à travers les exploits d'êtres fabuleux fournit une tentative d'explications des phénomènes naturels et humains.
Parnasse : Mont célèbre de la Grèce consacré à Apollon et aux muses qui inspirait les poètes.
Paganisme : Nom donné par les chrétiens aux religions polythéistes.
Aphrodite : (du grec Aphros, écume) déesse grecque de l'amour et de la beauté (Vénus des Romains) elle avait pour emblème, la colombe.
Cypris : C'est la même déesse Aphrodite dans l'île de Chypre, d'où cypris.
Nubile : qui est en âge de procréer.
Vénus : dans la mythologie romaine, déesse de la beauté et de l'amour (Aphrodite des Grecs).
Europé
Satyre : demi-dieu champêtre avec des cornes, des oreilles pointues et des jambes de bouc. Familier, homme lubrique.
Faune : divinité champêtre chez les latins.
Nymphe : divinité subalterne des bois, des montagnes, des eaux, dans la mythologie gréco-romaine.
Pan : Gans la mythologie grecque, dieu des bergers, fils d'Hermès et d'une nymphe, cornu et barbu, le bas du corps est celui d'un bouc. Exprime la sexualité bestiale. On le représente souvent une flûte de roseau (le syrinx) à la main.
Lyre
Cybèle : c'est la mère des dieux chez les grecs, elle était représentée par une pierre noire tombée du ciel. C'est la déesse de la fécondité, de la terre et des travaux champêtres, on la représentait sur un char tiré par des lions. Le mois d'avril (Aprilis) lui était consacré.
Astarté : déesse phénicienne (Aphrodite) de la beauté et de la fécondité. Rimbaud en fait une Aphrodite ou Aphrodité marine.
La cavale : jument (de cheval), dans le mythe d'Athéna, déesse de l'intelligence chez les grecs, elle sortait armée du front de Zeus
Rossignol : oiseau au chant particulièrement mélodieux.
Olympien : qui habite l'Olympe, le massif montagneux grec, séjour des dieux et par extension, l'ensemble des dieux.
Thésée : roi d'Athènes qui tua le Minotaure.
Lysios : autre nom de Bacchus
Bacchus : dieu du vin chez les Romains, le libérateur.
Rappel des grandes
Divinités grecques/romaines

Amphitrite : mer
Aphrodite-Venus : beauté
Arès-Mars : guerre
Artémis-Diane : Chasse
Athena-Minerve : intelligence
Déméter-Céres : terre
Dyonisos-Bacchus-Liber : vigne, vin, extase
Eros-Cupidon : amour
Pan-Faunus : fécondité
Zeus-Jupiter : dieu suprême, ordonnateur du monde.
Ariadne : autre nom d'Ariane, abandonnée par son amant Thésée sur une île déserte.
Kallypige et Éros : Vénus Callipyge et Eros dieu de l'amour.

CAHIER DE DOUAI
1- Première soirée
2-Sensation
3-Le forgeron
4-Soleil et chair
5-Ophélie
6-Bal des pendus
7-Le Châtiment de Tartuffe
8-Vénus anadyomène
9-Les réparties de Nina
10-A la musique
11-Les effarés
12-Roman
13-Le mal
14-Rages de Césars
15-Rêvé pour l'hiver
16-Le dormeur du Val
17-Au cabaret-vert
18-La Maline
19-L'éclatante victoire de Sarrebrück
20-Le buffet
21-Ma Bohème (Fantaisie)
Modifications entre "Credo in unam" et Soleil et chair.
Il y a entre les deux textes d'importantes modifications.
Vous pouvez retrouver ces modification sur le site suivant de Michel Balmont

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